Le jeudi 21 janvier 2010
The Tooth Fairy : grincer des dents
La Presse
On pensait avoir atteint le fond du baril de la comédie familiale insignifiante avec The Spy Next Door, où Jackie Chan fait au moins quelques cascades qui impressionneront ou feront rire les plus jeunes. Eh bien, non: on le revisite en compagnie de Dwayne «The Rock» Johnson qui, en mode The Game Plan, est en vedette dans The Tooth Fairy de Michael Lembeck.
Après s’être acharné sur le père Noël, le réalisateur de The Santa Clause s’en prend ici à un autre mythe, la fée des dents. The Tooth Fairy c’est, dans un premier temps, le surnom d’un joueur de hockey connu pour ses talents de dentiste - disons - sur la patinoire. Au civil, il partage sa vie avec une jolie dame (Ashley Judd, avec qui l’ex-lutteur n’a aucune chimie à l’écran) et ses deux enfants (là, la magie fonctionne un peu mieux). C’est sous l’autorité de la fée en chef (Julie Andrews) et d’un superviseur névrosé (Stephen Merchant) qu’à la suite d’une trahison de lèse-monde-féerique, il se voit obligé de jouer à la fée des dents. Pour de vrai. Avec tutu rose (dans un premier temps) et ailes surdimensionnées.
Il a fallu six scénaristes (six!) pour accoucher de cette histoire absolument pas inspirée et pas drôle, qui beurre épais dans le message «Il faut croire en ses rêves et mettre les bouchées doubles pour qu’ils se concrétisent», qui multiplie les clichés et patine dans le prévisible. Bref, c’est désolant. Au point où, malgré le charisme et le sourire éblouissant de Dwayne Johnson, on en sort sur les dents.