Le jeudi 4 février 2010
Saint-John of Las Vegas : ni vraiment drôle, ni vraiment indépendant
La Presse
Un homme (Steve Buscemi) achète pour 1000$ de jeux dans un dépanneur, à côté de Vegas. Il est, dit-il, chanceux au jeu. La jeune vendeuse le regarde fixement, incrédule – et nous aussi. Voici la seule scène capable de capter notre intérêt au cours de ce Saint-John of Las Vegas.
Notre homme, John, a déjà été l’homme le plus chanceux du monde. Ses déveines l’ont poussé à quitter Las Vegas pour s’installer à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, dans une compagnie d’assurance automobile. Le seul intérêt de son travail est de partager un modeste cubicule avec Jill (Sarah Silverman), une obsédée des smileys.
Lorsqu’il réclame une augmentation à son patron, celui-ci lui propose d’accompagner l’expert maison en fraude, Virgil (Romany Malco). Leur mission : partir à côté de Vegas enquêter sur l’accident de voiture d’une strip-teaseuse en fauteuil roulant (Emmanuelle Chriqui).
Épousant une esthétique «cinéma indépendant américain», Hue Rhodes peine à faire un film cohérent et surtout, susceptible de maintenir l’intérêt du spectateur d’un bout à l’autre des aventures de John.
Steve Buscemi est particulièrement sous-utilisé dans ce rôle et l’on ne cesse d’attendre, comme lui sans doute, que le film décolle et prenne son envol. Le générique de fin arrive malheureusement avant cela.
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SAINT-JOHN OF LAS VEGAS
De Hue Rhodes. Avec Steve Buscemi, Romany Malco, Sarah Silverman, Emmanuelle Chriqui.
Un ancien joueur compulsif est envoyé près de Las Vegas. Jusqu'au jour où il est envoyé, par son patron, mener l'enquête non loin de la capitale de la débauche.
Ni vraiment drôle, ni vraiment indépendant.