Le jeudi 11 février 2010
Percy Jackson and The Olympians : nom de Dieu!
Percy Jackson et les Olympiens - Le Voleur de foudre
La Presse
Film fantastique au résultat qui n’a rien de brillant, Percy Jackson and The Olympians: The Lightning Thief nous donne parfois l’impression de regarder une parodie ou un bon épisode télévisuel de Xena la guerrière. Le genre peut avoir ses amateurs, mais dire que l’on attendait mieux du réalisateur des deux premiers films Harry Potter est un euphémisme.
Adapté de la populaire série de livres pour enfants de Rick Riordan, Percy Jackson and The Olympians démarre en trombe avec une sortie des eaux (à Manhattan) de Poséïdon (Kevin Mckidd). Trop soudaine, trop sortie de nulle part, cette rapide arrivée prête à rire plus qu’à accepter la convention fantastique du film qui traite de Dieux et demi-dieux. Si Poséïdon se met en jean et rétrécit pour passer à l’aise dans les rues de New York, c’est parce qu’il a un fils, Percy (Logan Lerman), né de ses amours avec une mortelle. Percy ignore tout des origines divines de sa conception, jusqu’au jour où sa prof d’anglais l’agresse: il doit alors se réfugier avec son protecteur (Brandon T. Jackson) dans un camp de demi-dieux où il commence à en pincer pour la fille cachée d’Athéna (Alexandra Daddario). Ensemble, ils décident d’aller chercher la mère de Persy, prisonnière des Enfers.
Bien sûr, le résumé d’un livre fantastique apparaît toujours abracadabrant. Le problème ici est que rien dans l’intrigue n’est amené avec naturel, tout est souligné à gros traits, transformant l’ensemble du film en un ridicule amoncellement de clichés sur les dieux et le choc des générations. En centaure et en Méduse, Pierce Brosnan et Uma Thurman donnent sans doute l’une des pires performances de leurs carrières. Seul Steeve Coogan semble apporter un deuxième degré à un film qui frise l’autoparodie.