Le jeudi 25 mars 2010
How to Train Your Dragon: Le grand art d’utiliser le 3D
La Presse
Chris Sanders et Dean DeBlois, réalisateurs de How to Train Your Dragon, l’ont dit et répété: le 3D existe pour immerger le spectateur dans le récit, dans le film, et non pour lui lancer au visage des trucs lui rappelant, ici et là, qu’il est assis dans une salle noire, passif face à l’histoire.
Dès les premières images de leur adaptation du roman de Cressida Cowell (une adaptation des plus réussies : nous sommes en présence d’un de ces cas rarissimes où le film est supérieur au livre), on comprend que les deux hommes ont appliqué ce qu’ils ont annoncé.
On est littéralement projetés dans l’île de Berk où vit le clan de Stoick the Vast (voix de Gerard Butler en version anglaise), dont le fils adolescent, Hiccup (Jay Baruchel), n’est pas à l’image du futur leader qu’il est censé être. Il est petit, maigre, maladroit et n’aime pas se battre. C’est d’ailleurs avec appréhension qu’il envisage l’entraînement à la chasse au dragon qu’il devra bientôt... subir, disons, sous la gouverne du terrible Gobber (Craig Ferguson) alors que les autres jeunes du clan – entre autres la téméraire Astrid (America Ferrera) – ne se peuvent plus d’impatience.
Et rien n’ira comme prévu pour Hiccup. Qui découvrira que les dragons, plutôt que d’être chassés, peuvent être dressés. Devenir les meilleurs amis du Viking – comme le chien est celui du reste des hommes. La rencontre du garçon avec Toothless, le dragon noir, changera carrément le monde pour les habitants de l’île de Berk. Après que le lieu et ses habitants eurent frôlé la destruction totale.
How to Train Your Dragon est une histoire épique, avec des enjeux immenses – ce qui n’empêche pas l’humour et la tendresse – que renforce le visuel du film. On est là dans du spectaculaire. Les scènes de vol sont grandioses, aussi belles qu’excitantes (autant que celles d’Avatar, ce qui n’est pas peu dire); celles qui se passent dans, sur et près de l’eau sont plus vraies que vraies; et celle du grand combat final est à couper le souffle.
Les possibilités du 3D sont poussées au maximum et ne sont pas que poudre aux yeux: elles servent à pousser plus loin l’émotion qui émane de ce beau, très beau film.
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HOW TO TRAIN... (V.F. : DRAGONS)
Film d’animation de Chris Sanders et Dean DeBlois.
Un garçon élevé dans un clan viking où l’on chasse les dragons depuis la nuit des temps découvre qu’il peut être plus avantageux de les apprivoiser.
Comme dans Coraline, le 3D est ici mis au service de l’histoire et non l’inverse. Une spectaculaire réussite visuelle et un récit inspirant sans être gnangnan.
***1/2