Simon Konianski, c'est le nom d'un éternel adolescent de 35 ans qui vient s'échouer provisoirement chez son vieux père, à Bruxelles, après sa séparation. Juif de la vieille école, le vieillard accepte mal de voir son fils unique tourner le dos à sa religion. Non seulement son ex-femme est goy et son gamin de six ans n'est pas circoncis, mais en plus, il se permet de prendre la défense des Palestiniens, lors d'un souper de famille. Plus souvent qu'autrement, on s'en doute, ça barde chez les Konianski père et fils...
Vieil oncle paranoïaque
Le pauvre Simon pensait bien en avoir fini avec les ennuis lorsque son paternel passera l'arme à gauche. C'était sans compter les dernières volontés du défunt qui souhaite être enterré dans son Ukraine natale. Le seul hic pour la pauvre Simon : son vieil oncle paranoïaque (il voit la Stasi partout) et sa tante contrôlante, également juifs, tiennent à l'accompagner dans cette expédition qui prendra du coup des tournures inattendues.
À cheval entre comédie burlesque et drame existentiel, cette petite comédie a bien du mal à trouver ses repères. Un humour trop appuyé, une bande sonore agaçante et des situations trop tordues deviennent autant d'éléments qui jouent contre le film, même si le scénariste et réalisateur Micha Wald sait y faire pour créer des personnages sympathiques, au premier rang celui incarné par Jonathan Zaccaï.
On prend également un certain plaisir à voir Simon Konianski affronter ses aïeux sur le terrain miné de la mémoire juive. D'un côté, un trentenaire qui tourne le dos à la tradition; de l'autre, des patriarches qui veulent que les générations suivantes n'oublient jamais les horreurs commises contre leur peuple. De ce choc des idées naît la réflexion, mais pas nécessairement le rire.
Au générique
Cote : ** 1/2
Titre : Simon Konianski
Genre : comédie
Réalisateur : Micha Wald
Acteurs : Jonathan Zaccaï, Popeck, Abraham Leber, Irène Herz et Nassim Ben Abdelmoumen
Salle : Le Clap
Classement : 13 ans
Durée : 1h39
On aime : l'interprétation sympathique de Jonathan Zaccaï, les scènes osées et rigolotes
On n'aime pas : un récit qui peine à trouver ses marques, le rythme inégal, la bande sonore agaçante