Le samedi 15 mai 2010
Le point rouge: le rêve et l'ennui
|
Aleksi K. Lepage, collaboration spéciale |
La Presse
Toujours à l’affût d’un objet rare et d’un petit trésor méconnu et étranger, les gens de chez K-Films, dont on ne vantera jamais trop les mérites, nous proposent ici Le point rouge, étrange coproduction de l’Allemagne et du Japon.
La cinéaste et ancienne traductrice Marie Miyayama réalise ici son premier long métrage, sorte d’autofiction. Il y est question d’une jeune étudiante tourmentée et esseulée (ses parents ont disparu à la suite d’un accident) et en quête de vérité. Elle ira donc en Allemagne, lieu du tragique incident. Elle y rencontrera une famille au passé brumeux et y trouvera un amour improbable. Ce film, fabriqué avec soin, fait tout de même l’effet d’un rêve, si bien qu’après l’avoir vu, on n’en garde qu’un souvenir flou. Succès zéro au box-office, assurément, mais oeuvre d’art qui donne à réfléchir après coup. Un film lent et maladroit comme un premier roman. Le point rouge est la promesse de l’émergence d’une cinéaste intéressante.