La Presse
«Une maman n’est pas forcement heureuse avec le père de ses enfants, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’est pas heureuse avec ses enfants», peut-on entendre dans le quatrième long métrage de Julie Lopes-Curval, Mères et filles.
Ce film, sensible et attachant, tourne autour des questions de maternité, de culpabilité, de transmission et de secrets.
Catherine Deneuve et Marina Hands forment un tandem de choc. Il n’est plus besoin de présenter la première, égérie de nombreux grands cinéastes, tandis que la seconde a déjà reçu le César de la meilleure actrice pour Lady Chatterley de Pascale Ferran.
Elles jouent ici Martine et Audrey, respectivement mère et fille. Inutile également d’être fin psychologue pour comprendre dès les premiers plans, furtifs, silencieux, qu’une tension les sépare.
Audrey, la trentaine, travaille loin de sa ville natale où sa mère est médecin. Elles se retrouvent après deux ans d’absence. Les retrouvailles, loin d’être chaleureuses, poussent Audrey à s’installer dans la maison de son défunt grand-père. Elle y découvre un vieux livre de cuisine qui se révèle être le journal intime de sa grand-mère, Louise (l’élégante Marie-Josée Croze), ayant quitté le foyer pour vivre une nouvelle vie.
Flashbacks et réminiscences commencent ici. Avec fluidité, passé, présent et futur s’entremêlent dans l’esprit déboussolé de l’héroïne. Le sujet freudien était pourtant risqué, mais la réalisatrice réussit à créer un climat à la fois doux et hostile dans lequel Catherine Deneuve convainc en mère froide et autoritaire autant que Marina Hands avec la justesse de son jeu et sa beauté singulière.
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Drame de Julie Lopes-Curval. Avec Catherine Deneuve, Marie-Josée Croze et Marina Hands. 1 h 30.
Une jeune femme part à la recherche d’un secret de famille épineux.
Un sujet difficile pour un film délicat.