Le jeudi 10 mars 2011
Mars Needs Moms : en déséquilibre
La Presse
Les créateurs de Mars Needs Moms ne mentent pas quand ils affirment que la captation de mouvements (motion capture) est en évolution constante et que le rendu du film de Simon Wells est à des lustres de celui de Polar Express en ce qui concerne le «facteur glaçant» - vous savez, cette impression de voir s’animer des corps embaumés.
Là où ils exagèrent, c’est quand ils comparent le résultat à celui d’Avatar. James Cameron a eu la bonne idée de placer des acteurs devant sa caméra pour interpréter les humains; la technologie, elle, donnant vie aux Na’vis. Dans Mars Needs Moms, si les Martiens sont convaincants, la «distribution» humaine ne l’est pas totalement. Ce, malgré les progrès visibles du mocap: les yeux et les visages sont plus expressifs, et c’est déjà énorme.
En fait, le problème de ce film bien servi par le 3D qui donne de l’élan à la course contre la montre que mènent les personnages dans un visuel impressionnant, réside dans le scénario écrit par Simon et Wendy Wells.
On y suit Milo, qui s’est disputé avec sa mère, laquelle est enlevée par des Martiens. Le garçon n’a que quelques heures pour la sauver car ils veulent en «extraire» ce qui fait d’elle une maman ayant de la discipline – ce, pour élever leurs propres bébés. Mocap ou pas, l’émotion passe – surtout dans la scène où la mère de Milo est prête à son sacrifier pour son fils.
Le truc, c’est que le message (les mamans sont sévères mais c’est pour votre bien, les enfants), est écrit en majuscules surlignées. Bref, on est déséquilibré quand il arrive, lourd comme une tonne de briques, après une aventure qui a la légèreté d’une course sur planète sans gravité (dans les deux sens du terme).
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MARS NEEDS MOMS (V.F.: DES MAMANS POUR MARS)
Film d’animation de Simon Wells.