Le vendredi 27 janvier 2012
One for the Money: sans relief
La prime
La Presse
Si le mot se passe et que, malgré la présence au générique de la très aimée Katherine Heigl, le public ne se déplace pas, il se pourrait bien que, pour une fois, le crime ne paie pas.
Le crime étant l'adaptation cinématographique de One for the Money de Janet Evanovich: pas un grand roman, mais un truc sympa, de la chick lit avec une intrigue, ce qui change des Shopaholic et Bridget Jones - tout en restant dans les mêmes eaux douillettes. Le film de Julie Anne Robinson n'est pas ça. Il tombe à plat de partout: les dialogues, la réalisation, le jeu des acteurs. Pas de ressort, pas de nerf.
La pâte ne lève pas
One for the Money suit les premier pas de Stephanie Plum (Katherine Heigl, devenue brune pour l'occasion) dans le monde des chasseurs de primes. La belle est vendeuse de lingerie, mais elle vient de perdre son emploi et... il faut bien gagner sa vie! Par un concours de circonstances, elle va traquer un policier (Jason O'Mara) accusé d'avoir tiré sur un prévenu. Il est en fuite parce qu'il est innocent et veut le prouver. Or, il se trouve que le fuyard a eu une liaison (très brève) avec la demoiselle. Qui va s'allier à un autre policier (Daniel Sunjata) pour mettre la main sur le fugitif. Il y a là amorce de triangle sentimental - mais la pâte ne lève pas.
Quelques répliques amusantes. Une scène de douche embarrassante pour Stephanie, mais qui peut amuser le spectateur. Les mérites du film se limitent à ça. Même la narration hors-champ style film noir que livre Katherine Heigl ne fonctionne pas.
Finalement, il n'y a de relief ici que les courbes de l'actrice.
One for the Money. Comédie de Julie Anne Robinson. Avec Katherine Heigl, Jason O'Mara, Daniel Sunjata. 1h46.