Le samedi 20 octobre 2007
La capture : lourde allégorie
Le Soleil
Si l’idée de départ de La capture — une fille qui enlève son père violent pour le confronter à ses actes — est intéressante, elle se heurte rapidement à un récit à la symbolique lourde, où allégorie et réalité ne font pas bon ménage.
La faute ne relève pas tant des comédiens — la jeune Catherine de Léan se débrouillant plutôt bien — qu’à la façon bancale de la réalisatrice de mener son récit. Les dérives sont nombreuses et les situations souvent risibles.
L’allusion est plus que douteuse entre les cours d’expression corporelle animalière de Rose, et la rééducation forcée de son père violent, surtout lorsque l’individu, attaché à un radiateur, est confronté à... un petit singe et un âne.
Tout comme on a bien du mal à croire à ces deux vieilles dames (Janine Sutto et Huguette Oligny) qui participent au complot sans trop poser de questions, à la fille qui endort sa mère, employée dans une boulangerie, en lui faisant la lecture d’un livre sur... la fabrication du pain, et d’une poursuite dans la forêt qui se termine dans un défilé de majorettes. On cherche encore...
En outre, l’histoire parallèle du fils de la famille (quelconque Thomas Lalonde), qui squatte le repaire d’un trafiquant de drogues, n’est guère crédible et aurait eu avantage à être mise de côté.
Un film d’auteur qui, à trop vouloir se démarquer, s’enlise pour son plus grand malheur.
*1/2
LA CAPTURE