Le jeudi 2 octobre 2008
Beverly Hills Chihuahua : ridicule, mais attendrissant
Le chihuahua de Beverly Hills
|
Aleksi K. Lepage (collaboration spéciale) |
La Presse
Ne trempons plus dédaigneusement dans la niaiserie, plongeons-y d’aplomb: quoi de plus doux comme lavage de méninges, en cette saison de tous les malheurs, qu’une comédie de Disney avec des animaux qui parlent?
Comme son titre l’indique très clairement, Beverly Hills Chihuahua, de Raja Gosnell (Scooby-Doo II, vous voyez le genre) rend hommage à cette créature que d’aucuns diraient contre-nature, plus proche en vérité de l’écureuil roux que du noble saint-bernard. Nenni! Le chihuahua, apprend-on ici, est issu d’une race mythique et posséderait même quelque super pouvoir.
C’est ce qu’apprendra aussi Chloé, minuscule chihuahua de luxe, habituée aux meilleurs soins et aux traitements onéreux (prodigués par maîtresse Jamie Lee Curtis) et malencontreusement égarée dans les bas quartiers de Mexico. Chloé, chien de valeur puisque héritière d’une femme richissime, attire la convoitise de brigands et sera sans relâche pourchassée. Fort heureusement, elle pourra compter sur l’aide d’un valeureux berger allemand et d’un petit bâtard romantique.
Tout cela est archiniais, superficiel et même pas vraiment bien fait, mais, pour peu qu’on aime les bêtes, forcément charmant.
Avec les voix de Drew Barrymore, Andy Garcia, Cheech Marin et Placido Domingo dans la version originale.