Le samedi 1 novembre 2008
Le premier jour du reste de ta vie: quelle famille! ** 1/2
Le premier jour du reste de ta vie
Le Soleil
C'est avec une belle sincérité, mais qui sonne parfois un peu faux, que Rémi Bezançon observe les métamorphoses, sur une douzaine d'années, de chacun des membres d'une famille de classe moyenne, dans Le premier jour du reste de ta vie. Cinq membres d'une famille, les Duval, qui vont vivre sous nos yeux, à tour de rôle, cinq journées marquantes.
L'aîné (Pio Marmaï) emménagera en appartement et rencontrera sa future femme. Raphaël (Marc-André Grondin), qui ne sait trop où va sa vie, croisera aussi l'amour, à la faveur d'un concours d'air-guitar. La cadette, Fleur (Déborah François), vivra à 16 ans ses premiers émois amoureux et sexuels.
Aux tourments des enfants s'ajoutent ceux des parents. La mère (Zabou Breitman), femme au foyer dans la quarantaine, s'interroge sur sa capacité de plaire et sa jeunesse perdue, alors que le père (Jacques Gamblin), un chauffeur de taxi en froid avec son propre père, essayera tant bien que mal d'arrêter de fumer, à travers les mini-tempêtes traversées par tout un chacun.
Le film de Bezançon distille un charme certain, avec les joies et les peines d'une famille next door, où les enfants apprennent à la dure les codes de la vie, et les parents, à faire une croix sur cette époque où tout semblait plus facile.
Le récit est porté par de belles intentions, mais l'anecdotique prend trop souvent le dessus au détriment d'une analyse en profondeur des sentiments. L'émotion est davantage plaquée que sentie (surtout en finale, avec la chanson Perfect Day, de Lou Reed). Film à sketches sans en être vraiment un, Le premier jour du reste de ta vie souffre aussi d'un problème propre à ce genre, soit la valeur inégale des chapitres.
**1/2
Le premier jour du reste de ta vie
Comédie dramatique de Rémi Bezançon
Avec Jacques Gamblin, Zabou Breitman, Marc-André Grondin, Pio Marmaï et Déborah François.
On aime : quelques belles trouvailles visuelles, le certain charme du scénario, les personnages sympathiques.
On n'aime pas : un récit en montagnes russes, la valeur inégale des chapitres, l'émotion plus plaquée que sentie.