Le jeudi 27 novembre 2008
Hier encore je t’espérais toujours : devoir de mémoire
Hier encore, je t'espérais toujours
La Presse
Elle n’a pas serré la main du diable. Nadine Bari, femme combattante, femme justice, femme blessée, n’a jamais oublié la disparition de son mari, torturé par les forces armées du dictateur Guinéen Sékou Touré.
Il faudra 19 ans à cette Française pour savoir ce qui est arrivé à son mari un soir d’été de 1972. Alors haut-fonctionnaire pour le gouvernement de Touré, il est arrêté dans sa fuite vers la France, où Nadine Bari et ses quatre enfants s’étaient réfugiés. Nadine Bari n’a jamais baissé les bras, n’a jamais abandonné son mari à l’oubli auquel Sékou Touré l’avait condamné.
La réalisatrice québécoise Catherine Veaux-Logeat revient sur le combat de cette femme exceptionnelle, débuté dans les années 70, en France, et terminé en Guinée après la chute de la dictature.