Le lundi 9 février 2009
Push : des héros pas super
La Presse
Des mutants possédant des pouvoirs semblables à ceux des X-Men se cachent dans une mégalopole sur laquelle flotte une atmosphère de Blade Runner...
À l'évidence, Push (Push - La Division) de Paul McGuigan puise à des sources intéressantes que maîtrise le scénariste David Bourla. Mais le scénario est un plan à partir duquel bâtit le réalisateur. Et on sent, ici plus que dans bien d'autres cas, que nombre de pièces ont été déplacées ou éliminées en cours de route.
Résultat: le motif final de ce casse-tête est confus, certains morceaux manquent ou ne s'emboîtent pas. Push, donc, se penche sur des mutants poursuivis par La Division, une agence gouvernementale qui se livre à des expériences sur eux afin d'augmenter leurs pouvoirs. Le hic: ils ne survivent pas aux dites expériences.
Nick (Chris Evans), qui possède le pouvoir de télékinésie, se cache donc à Hong-Kong. Où il est rejoint par Cassie (Dakota Fanning), qui prédit l'avenir et le met sur la piste d'une valise contenant 6 millions de dollars. À leurs côtés, Kira (Camilla Belle), qui fait faire aux gens ce qu'elle veut.
Un mover, une watcher et une revendeuse de drogue en cavale, dans un Hong-Kong trash filmé de manière extrêmement vivante, légère, tous sens en alerte.
Chris Evans et Dakota Fanning y sont comme des poissons dans l'eau, livrant de bonnes performances. Mais pas assez pour empêcher le spectateur de trébucher sur les tours de passe-passe, les trous et les incohérences de l'intrigue.